mardi 29 septembre 2009

Livre de bord du Capitaine Dolores Metaluna
16 Septembre 1800.


J’embarque pour la première fois sur mon navire.
Enfin navire c’est un grand mot, il doit mesurer 3 mètres de long et a une voile pas plus grande que les caleçons de mon grand père.
Ce n’est pas ca qui va m’arrêter. Après tout, je suis une future pirate et Johny Deep commence bien ses aventures dans une embarcation encore plus minable que la mienne.

Ah mais que je suis impolie. Je, c’est bien entendu moi, enfin Dolores, exploratrice de monde, pirate et « noob » devant l univers et l’océan.

J’embarque donc dans mon « gunboat » à 300 « linden », ca tangue, la camera voltige dans tout les sens, et je trouve enfin le moyen de saisir la barre. Comme il fallait s’y attendre le bateau ne bouge pas, il reste collé aux quais comme une limace me défiant ouvertement de le faire avancer.

Je déplie la notice fournie avec la bête et essaye de comprendre tant bien que mal les instructions. Pour moi, qui a la fâcheuse tendance de jeter les modes d emplois à la poubelle, cela représente un vrai défit.

Après quelques minutes d’effort intense, mon neurone survivant lève le pouce et je balance le tout par-dessus bord. Je ne suis pas ingénieur. Allons-y pour ma technique préférée, à savoir l’expérimentation.

Je tape sur un peu toutes les touches et par miracle la voile s’élève tandis que des chiffres apparaissent contre mon mat. Bizarre. Je les ignore avec le calme et l’assurance d’une experte en « noobitude » et m’extasie de sentir mon navire bouger.

Les chiffres bougent en même temps. Ummm….je m’y attarde un peu d’autant plus que le bateau vient de s’arrêter comme une veille mule asthmatique. Je sors les rames (à savoir tapez row) et je fais pivoter le navire.
La bête bouge à nouveau.
Superbe.
Wind angle, sail angle, …peu à peu les mots prennent leur signification et je dessine à la hâte un cercle en y inscrivant les degrés. Mon professeur de trigonométrie serait fier de moi (si le pauvre n’est pas mort d’une dépression).

Me voila partie.
J’évite de me mettre nez au vent, j’empanne en boucle de quoi donner des maux de tête à un professeur de voile, et me lance même dans quelques virements de bords nez au vent. Avec un peu de vitesse cela passe.
Je suis fier de moi.
Je navigue.


Les sensations sont agréables, le bateau gîte, les voiles bougent et le bruit des vagues contre la coque est hallucinant de réalisme. Je percute quand même au passage une île, enfonce un gros navire qui a la mauvaise idée de se mettre sur mon chemin (je coule par la même occasion et fait connaissance avec le fond, réalisant avec horreur que je ne sais pas nager)

Il me faut maintenant un port.
On a beau être une redoutable pirate rien n’empêche d’aspirer au confort de la terre.
D’autant plus que les heures se sont écoulées et minuit se rapproche à grand pas. J’ai quand même passé trois heures à faire des ronds dans l’eau.


Une île se dessine à l’horizon. Des palmiers, des plages, je vérifie le nom de la sim afin d’être certaine que je ne suis pas tombée sur une publicité du « club med ». Mais non. C’est bien réel.
Marie Galante.
Je vous en parlerais plus tard.

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